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De la Révolution française à nos jours

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1ère Partie :

De la Révolution française à l'avènement de la seconde République

(1789 - 1848)


2ème Partie :

De la seconde République à nos jours

(1848 - 2011)


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L'époque (ou histoire) contemporaine est la dernière grande période de l'Histoire. Elle couvre la fin du XVIIIe siècle, le XIXe , le XXe et le début du XXIe siècle, c'est-à-dire de la Révolution française jusqu'à aujourd'hui.

L'époque contemporaine est caractérisée en particulier par l'affirmation puis le déclin progressif de la puissance de l'Europe et l'essor des États-Unis d'Amérique. Beaucoup de nouveaux États se créent. L'économie et les guerres se mondialisent.

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2ème Partie :

 De la seconde République à nos jours

(1848 - 20...)

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Chronologie

La Seconde République

(1848 - 1851)

Le Second Empire

(1851 - 1870)

La Troisième République

(1870 - 1940)

Le Régime de Vichy

(1940 - 1944)

La Quatrième République

(1944 - 1958)

La Cinquième République

(1958 - 20... )

Des activités

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CHRONOLOGIE

La seconde République (1848 - 1851)

1848

- 25 février : proclamation de la deuxième République

1848 - 27 avril : décret d'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises
1848 - 10 décembre : élection de Louis-Napoléon Bonaparte
1851 - 2 décembre : coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte

Le Second Empire (1852 - 1870)

1852 - 2 décembre : Louis-napoléon Bonaparte devient Napoléon III
1853 - Juin : Haussmann est préfet de la seine. Grands travaux à Paris
1861 - 1867 - Envoi d'un corps expéditionnaire français au Mexique
1869

- 16 novembre : Inauguration du canal de Suez

1870

- 19 juillet : Napoléon III déclare la guerre à la Prusse

- 2 septembre : Défaite de Sedan contre la Prusse, fin de l'Empire

La Troisième République (1870 - 1940)

1871

- 28 janvier : Capitulation de Paris - officialisation de l'armistice franco-allemand

1871

- 18 mars au 28 mai : révolte de la Commune à Paris

1873 - 24 mai : Le maréchal de Mac-Mahon est élu président de la République
1875 - 30 janvier : vote de l'amendement Wallon sur la République, naissance officielle de la troisième République

1879

- 30 janvier : démission du président Mac-Mahon.

Jules Grévy est élu président de la République

1881 - 16 juin : loi Jules Ferry sur la gratuité de l'enseignement primaire
1882 - 28 mars : loi Jules Ferry sur l'école primaire obligatoire et laïque
1885 - 28 décembre : Jules Grévy est réélu président de la République
1887 - 3 décembre : Sadi Carnot est élu président de la République
1889 - Exposition universelle à Paris. Construction de la Tour Eiffel

1894

- 24 juin : assassinat du président de la République Sadi Carnot

- 27 juin : Jean Casimir-Perier est élu président de la République

DécembreDreyfus est condamné à la déportation

1905 - 9 décembre : loi de séparation de l'Église et de l'État
1914

- 28 juin : Assassinat de l'héritier de l'Empire d'Autriche-Hongrie

- Début de la Première Guerre Mondiale

1918 - 11 novembre : signature de l'Armistice marquant la fin de la Première Guerre Mondiale.
1927 - 20 au 21 mai : Charles Lindbergh traverse l'Atlantique en avion
1929

- 24 octobre : "Jeudi noir" à Wall Street

- Début de la crise économique

1934 - 6 février : coup de force de l'extrême-droite à Paris
1936

- Mai : Front Populaire en France

- 18 juin : loi sur les congés payés

1939

- 1er septembre : les Allemands entrent en Pologne

-Début de la Seconde Guerre Mondiale

Le régime de Vichy (1940 - 1944) 

1940

- 16 juin : Pétain devient président du Conseil

- 18 juin : appel du général de Gaulle depuis Londres

- 1er juillet : le gouvernement s'installe à Vichy

1941 - 7 décembre : attaque de la base américaine de Pearl Harbor par les Japonais 
1942 - 16 juillet : rafle du "Vel d'hiv"
1944 - 3 juin : création du Gouvernement provisoire de la République française (GPRF)

La Quatrième République (1946 - 1958)

1944 - 1946 - Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) assure le gouvernement de la France
1944 - 21 avril : le droit de vote est accordé aux femmes
1945

- 6 août : bombardement atomique d'Hiroshima

1946 - 13 octobre : naissance de la Quatrième République
1947 - 16 janvier : élection de Vincent Auriol, premier président de la IVème République
1953 - 23 décembre : élection de René Coty
1954

- 7 mai : défaite de Dien Bien Phû en Indochine

- 1er novembre : début de la guerre d'Algérie

1957

- 25 mars : signature du Traité de Rome - création de la CEE (Communauté Économique Européenne)

La Cinquième République (1958 - 20.. )

1958

- 4 octobre : naissance de la Cinquième République par référendum

- 21 décembre : élection du général de Gaulle comme président de la République par le collège électoral

1961

- 23 avril : putsch des généraux en Algérie

1962

- 8 avril : référendum sur la ratification des accords d'Evian

- 5 juillet : indépendance de l'Algérie

1965

- 5 et 19 décembre : premières élections présidentielles au suffrage universel - Victoire du général de Gaulle

1968 - Mai : ensemble de mouvements de révoltes étudiantes et ouvrières
1969

- 28 avril : démission du général de Gaulle suite à l'échec du référendum pour réviser la constitution

- 1er et 15 juin : victoire de Georges Pompidou aux élections présidentielles

1974

- 2 avril : décès de Georges Pompidou

- 5 et 19 mai : Valéry Giscard d'Estaing est élu président de la République

1981

- 26 avril et 10 mai : victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle

- 9 octobre : abolition de la peine de mort

1988

- 24 avril et 8 mai : victoire de François Mitterrand à l'élection présidentielle

1992

- 20 septembre : référendum portant sur la ratification du traité de Maastricht

1995

- 23 avril et 7 mai : victoire de Jacques Chirac à l'élection présidentielle

1998 - 12 juillet : victoire de l'équipe de France lors du mondial 98 (football)
2000

- 24 septembre : référendum sur le quinquennat

2002

- 21 avril et 5 mai : victoire de Jacques Chirac à l'élection présidentielle

2007 - 6 mai : victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle
2012 - 6 mai : victoire de François Hollande à l'élection présidentielle

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La Deuxième République

1848 - 1851

Suite à la Révolution française de 1848, les révolutionnaires proclament la Deuxième République le 25 février 1848 et mettent en place un gouvernement provisoire républicain, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet.

La Deuxième République, aussi appelée Seconde République (les deux se disent indifféremment), est le régime politique de la France du 25 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu'au 2 décembre 1851, lors du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Elle fait suite à la Monarchie de Juillet et est remplacée par le Second Empire.

La Deuxième République est un régime original dans l'histoire de France d'abord par sa brièveté, ensuite car c'est le dernier régime à avoir été institué à la suite d'une révolution.

C'est enfin le régime qui applique pour la première fois le suffrage universel masculin en France et abolit définitivement l'esclavage dans les colonies françaises.

L’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises en 1848

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Du 22 au 25 février 1848, une révolution parisienne renverse la monarchie de Juillet.

Le gouvernement provisoire dirigé par Ledru-Rollin et le poète Lamartine prend 4 mesures essentielles :

 - La République est proclamée, c'est la deuxième après celle de 1792 ;

- Une Assemblée constituante doit être élue au suffrage universel masculin ;

- L'esclavage est aboli dans les colonies françaises ;

- et la peine de mort est supprimée pour les délits politiques.

Un climat d'euphorie s'installe alors : c'est « l'esprit de 48 ».

Les Français semblent réconciliés autour d'un idéal de fraternité. Les femmes s'expriment, mais sans obtenir le droit de vote. Le gouvernement, dont font partie le socialiste Louis Blanc et l'ouvrier Albert, entend régler la question sociale négligée par le précédent régime.

Mais les républicains modérés, majoritaires à l'assemblée élue le 23 avril 1848, ne souhaitent pas une intervention trop forte de l'état dans le domaine social. Les républicains radicaux ou socialistes, qui constituent une minorité agissante, réclament la reconnaissance du droit du travail. Le gouvernement est divisé. Il crée une commission pour les travailleurs, chargée de réfléchir à la question sociale, et organise des ateliers nationaux pour employer les ouvriers parisiens au chômage. Cette mesure est financée par une hausse des impôts qui irrite les paysans. Le gouvernement décide de fermer les ateliers. Cela provoque l'insurrection des quartiers populaires de l'est de Paris du 23 au 26 juin 1848, écrasée par l'armée.

Le gouvernement, sous la pression des monarchistes, prend alors contre les socialistes des mesures qui limitent la liberté d'expression. La République ne sera pas sociale et elle n'est plus vraiment démocratique. Elle ne parvient pas non plus à se doter d'institutions claires. La Constitution du 4 novembre 1848 prévoit une assemblée législative unique et un président élu au suffrage universel direct.

C'est un compromis entre le régime parlementaire et le régime présidentiel, car on ne sait pas si les ministres sont responsables devant les ministres ou le président.

Ces ambiguïtés font le jeu de Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, qui est élu le 10 décembre 1848 président de la République, car il sait rassurer les notables et séduire le peuple. Il gouverne d'abord avec les monarchistes qui ont gagné les élections législatives de 1849.

Le suffrage universel est limité par la loi du 31 mai 1850. Le cléricalisme est encouragé par la loi Falloux qui accroît le contrôle de l'Église catholique sur l'enseignement.

Puis, Louis- Napoléon s'éloigne des royalistes parce qu'il veut recréer une dynastie en sa faveur. Par le coup d'état du 2 décembre 1851, il installe un nouveau régime, et ce, malgré la résistance républicaine dans certaines régions.

La Constitution de 1852 donne tous les pouvoirs au « Prince-Président ».

La République agonise jusqu'à la proclamation du Second Empire, le 2 décembre 1852.

Louis-Napoléon Bonaparte, futur napoléon III

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Le Second Empire

1851 - 1870

Le Second Empire est le système constitutionnel et politique instauré en France le 2 décembre 1852 lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, le Président de la République française, devient Napoléon III, Empereur des Français.

Ce régime politique succède à la Deuxième République et précède la Troisième République.

 Le Second Empire se termine le 4 septembre 1870 à la suite de la défaite de Sedan lors de la guerre contre la Prusse de Bismarck, puissance montante en Europe.

Le baron Haussmann, préfet de Paris de 1850 à 1869 doit rénover la capitale

Louis-Napoléon Bonaparte gouverne de façon autoritaire jusqu'en 1860, date à laquelle il décidera d'accorder plus de libertés.

Les ouvriers obtiendront ainsi le droit de grève en 1864.

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De 1850 à 1869, le préfet Haussmann dirige les transformations de Paris sous le Second Empire en élaborant un vaste plan de rénovation.
Les vieux quartiers et les ruelles tortueuses sont remplacés par des quartiers neufs aux larges avenues.
Les immeubles sont alignés et tous à la même hauteur.

Jugé dévastateur par les uns, urbaniste de génie pour les autres, son œuvre prête aujourd'hui encore à polémique  (certains pensent qu'il a permis à la vieille ville de Paris d'entrer dans l'ère moderne mais d'autres l'accusent d'avoir saccagé des quartiers datant du moyen-âge).

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Bismarck (ministre prussien) cherche à tout prix la guerre contre la France afin que les nombreux petits états allemands s'unissent en une grande Allemagne.
Pour cela, il va piéger Napoléon III : il modifie les termes d'une dépêche que Guillaume Ier ( Roi de Prusse) envoie à l'Empereur Français.
Insulté dans cette lettre,  Napoléon III déclare la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870.
Tous les royaumes allemands s'unissent alors pour défendre la Prusse attaquée, le plan de Bismarck est une totale réussite.
Mal préparés, très inférieurs en nombre et très mal commandés, les Français sont sévèrement battus dans plusieurs batailles.

Sedan sera la dernière bataille de Napoléon III, c'est là qu'il capitule le 2 septembre 1870 : c'est la fin du Second Empire.

Bataille de Sedan - 31 août 1870

En mars 1871, Napoléon III s'exile en Angleterre où il meurt le 9 janvier 1873 à l'âge de 65 ans.

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La Troisième République

1870 - 1940

La Troisième République est le régime politique de la France de 1870 à 1940.

La Troisième République est le premier régime français à s'imposer dans la durée depuis 1789. 

Après la chute de la monarchie française, la France a expérimenté en quatre-vingts ans sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques et deux empires.

Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l'Assemblée nationale, qui va mettre neuf ans, de 1870 à 1879, pour admettre de renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine. Les délibérations vont progressivement aboutir à instaurer une République parlementaire de type bicaméral, où les deux chambres de l'Assemblée Nationale, la Chambre des députés et le Sénat, ont quasiment les mêmes prérogatives.

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La Troisième République est proclamée le 4 septembre 1870 en pleine guerre contre la Prusse.

Le 19 septembre, Paris est assiégée. Le gouvernement se déplace à Tours puis à Bordeaux. Unis, les souverains allemands se réunissent au château de Versailles le 18 janvier 1871 : Guillaume de Prusse devint empereur d'Allemagne.

Le 28 janvier, la France signe l'Armistice et Gambetta démissionne.

Le 10 mai 1871, Adolphe Thiers, chef du gouvernement, signe le traité de Francfort : l'Alsace et la Lorraine sont annexés à l'Allemagne. La France doit payer une énorme indemnité de guerre. Les troupes allemandes défilent sur les Champs-Élysées.

Cependant du 18 mars 1871 au 28 mai 1871, les Parisiens irrités par l'attitude résignée du gouvernement, échauffés par le long siège de la capitale par les Allemands et inquiets de l'avenir, car les députés élus sont surtout des royalistes, se soulèvent contre le gouvernement Thiers : c'est la Commune de Paris qui sera écrasée dans le sang fin mai.

La Commune de Paris

C'est dans cette ambiance qu'a émergé la Troisième République. On peut alors comprendre pourquoi elle a connu une forte opposition dès ses débuts. L'opposition au nouveau régime ne faiblit pas ; cela n'a pas empêché la Troisième République de durer 70 ans.

La Troisième République a permis de montrer une expérience durable de la démocratie en France même si elle fut secouée par de nombreux scandales...

L'affaire Boulanger

Le général Boulanger est ministre de la guerre en 1886. Il est remercié en 1887, puis mis à la retraite en 1888. Il devient le point de ralliement de tous les mécontents : les radicaux et socialistes, les nationalistes, les monarchistes et les bonapartistes.

Il est élu plusieurs fois député en province en 1888 puis à Paris en 1889.

Menacé de passer en Haute Cour de Justice pour « atteinte à la sûreté de l'État », il s'enfuit en avril 1889 en Belgique.

Le général Boulanger

L'assassinat du président Carnot

La pression anarchiste

La pression des anarchistes montre le climat d'instabilité à la fin du XIXe siècle.

Le 22 juin 1892, Ravachol est guillotiné pour avoir fait exploser les domiciles de deux juristes parisiens en mars ; il crie « Vive l'anarchie ! » avant que sa tête tombe. Commence alors une vague d'attentats.

Le 24 juin 1894, le président de la République Sadi Carnot est assassiné par l'anarchiste Sante Geronimo Caserio.

Des lois sont votées en décembre 1893 pour répondre à ces attentats. Ces lois sont appelées « lois scélérates » par les anarchistes. Elles condamnent toute apologie d'un crime, toute participation à un attentat, et toute personne ayant usé de propagande anarchiste. Les condamnés risquent le bagne.

Le scandale de Panama

La construction du canal de Panamá débuta en 1881 mais s'avéra plus coûteuse que prévue. L'entrepreneur dut déposer le bilan en 1889. En 1892, Édouard Drumont, un journaliste ouvertement antisémite, dénonce l'affaire et met en cause plusieurs financiers juifs qui ont soutenu le projet.

Ce regain d'antisémitisme en France sera l'un des déclencheurs de l'affaire Dreyfus, trois ans plus tard.

L'affaire Dreyfus

L'affaire Dreyfus est une grave crise sous la Troisième République française. Elle reflète l'antisémitisme qui existait en Europe à la fin du XIXème siècle.

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On doit cependant à la Troisième République certains principes qui gèrent encore aujourd'hui notre quotidien comme la loi sur les associations à but non lucratif de 1901 qui permet aux citoyens de nouer des réseaux.

Suite aux élections législatives de 1902, Émile Combes, du parti radical, et Jean Jaurès, du Parti Socialiste, formèrent le bloc des gauches. Combes mena une politique anticléricale.

Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand proposa une loi demandant la séparation de l'Église et de l'État.

C'est la fameuse Loi de 1905.

9 décembre 1905 : Loi de séparation de l'Église et de l'État

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Au début du XXème siècle, les grandes puissances européennes sont liées entre-elles par différents traités et accords militaires. D'un côté la Triple Alliance, regroupant l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, de l'autre la Triple Entente, associant la France, le Royaume-Uni et la Russie.

Soldats français près de Verdun (1916)

L'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie le 28 juin 1914 provoque l'entrée en guerre de toutes les nations impliquées par ces différents traités.

Pendant 5 ans, les principales puissances européennes vont s'entre-déchirer dans un conflit aussi sanglant qu'inutile.

La première Guerre Mondiale

Le 11 novembre 1918, c'est la signature de l'armistice et la France et ses alliés sortent victorieux du conflit.

La France sort cependant épuisée par ce conflit de quatre ans, qui se prolonge pour elle jusqu'en 1919 dans la guerre en Russie contre les bolcheviques.

Les régions du nord et de l'est, les plus industrielles, ont été ravagées et leur appareil industriel détruit.

Plus d'un million et demi d'hommes sont morts au front (10,5 % de la population active masculine), et trois millions et demi ont été blessés et mutilés.

Mais cette première Guerre, la "Der des Der" ne suffira pas à mettre fin au régime.

Il faudra une seconde guerre, toujours contre l'Allemagne pour mettre à bas la Troisième République.

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L'entre deux guerres...

Après la Grande Guerre l'Union sacrée entre tous les partis politiques est le mot d'ordre et on assiste à un renforcement du sentiment national.

Les gouvernements de la troisième république entreprennent de redresser la France. C'est une période de reconstruction et de divertissement. C'est cette période que l'on appelle les années folles.

Mais la crise économique des années 30 provoque le chômage et la misère. Les ouvriers se mettent en grève.

En février 1934, les ligues d'extrême droite manifestent contre la République : de violents combats éclatent.

Pour s'opposer à la menace de la dictature, les démocrates français s'unissent : en 1936, le Front Populaire , sous la direction de Léon Blum, accède au pouvoir et apporte des changements sociaux importants : la semaine des 40 heures, les congés payés, l'augmentation des salaires.

Léon Blum le 14 juillet 1936

Mais la montée des dictatures en Allemagne, en Italie et en Espagne va conduire l'Europe dans un nouveau conflit.

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Mussolini (Italie) et Hitler (Allemagne)

Hitler arrive au pouvoir en Allemagne en 1933. Il annexe l'Autriche à l'Allemagne en violant le traité de Versailles. La France ne réagit pas à temps. Elle souhaite éviter une nouvelle guerre : en septembre 1938, Édouard Daladier, chef du gouvernement français, laisse volontairement Hitler occuper les Sudètes.

Les Allemands occupent ensuite la Pologne le 1er septembre 1939.

La France et l'Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne : c'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

La seconde Guerre Mondiale

Selon les autorités françaises, la ligne Maginot devrait protéger la France. Mais les erreurs se répètent dans l'Histoire. Le 15 mai 1940, les Allemands contournent la ligne. Le nord de la France est rapidement occupé. Le gouvernement démissionne en juin. Le maréchal Pétain signe l'Armistice.

La France est en partie occupée. La Troisième République disparaît et la France n'est plus une République pendant les quatre années d'occupation que dure le gouvernement collaborationniste de Pétain appelé État Français, connu sous le nom de Régime de Vichy.

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Le Régime de Vichy

1940 - 1944

Le Régime de Vichy est le régime politique de Philippe Pétain, qui assura le gouvernement de la France du 10 juillet 1940 au 20 août 1944 durant l'occupation allemande, et dont le siège se situait à Vichy, alors en zone libre.

La France est alors coupée en deux...

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Le 16 Juin 1940, un nouveau gouvernement est formé à Bordeaux par le Maréchal Pétain.

C’est la naissance du Régime de Vichy : un régime autoritaire et totalitaire, une seule personne à les pleins pouvoirs. C’est Pétain qui dirige le gouvernement.

Il est assuré par une politique intérieure qui est « la Révolution Nationale », une nouvelle constitution a été instituée ayant pour devise la triade « Travail, Famille, Patrie » qui remplace l’ancienne devise sous la triade « Liberté, Égalité, Fraternité » et une politique extérieure « la Collaboration » avec l’Allemagne, et plusieurs sortes de collaboration (administrative, politique, économique, militaire et idéologique).

De 1940 à 1944 l'administration Française obéit aux ordres de Vichy. Une milice est créée en janvier 1943. Elle aide les Allemands à traquer les résistants et les Juifs. Les républicains Espagnols et les Juifs Allemands emprisonnés dans les camps d'internement de la zone Sud sont livrés aux Allemands quand ceux-ci le demandent.

Poignée de main entre Pétain et Hitler à l'occasion de l'entrevue de Montoire, le 24 octobre 1940.

Suite au débarquement des Alliés, en août 1944, le régime de Vichy est en déroute.

La collaboration sera punie en conséquence. Les responsables de la "Révolution Nationale" et de la collaboration, ainsi que ceux qui ont combattu la résistance sont arrêtés.

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La Quatrième République

1946 - 1958

 

Le Gouvernement provisoire (GPRF) La naissance difficile de la 4ème République La vie politique jusqu'en 1954
Le gouvernement de Pierre Mendès France L'échec du Front Républicain La fin de la Quatrième République

 

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Le Gouvernement provisoire

 

Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) est l'institution qui assure le gouvernement de la France au sortir de la Seconde Guerre mondiale et précède la Quatrième République.

La descente des Champs-Élysées en août 1944

 

Il est dirigé par le général de Gaulle, de sa création, le 3 juin 1944, au 20 janvier 1946.

Reconnu officiellement par les Alliés comme le gouvernement de la France, ce gouvernement provisoire se fixe comme objectifs de juger les collaborateurs, de démarrer la reconstruction de la France, et de rétablir le fonctionnement de l'État et la démocratie en France.

Le GPRF met ainsi en application des réformes importantes à l'image du droit de vote accordé aux femmes (premières élections en avril-mai 1945) ou des nationalisations de certains secteurs clefs.

Le GPRF reste en place sous divers présidents jusqu'à l'adoption en octobre 1946 de la Constitution de la IVème République et surtout jusqu'à l'élection de Vincent Auriol comme premier Président de la IVème République le 16 janvier 1947.

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La naissance difficile de la Quatrième République

Le 21 octobre 1945, par 96% des électeurs, les Français décident de faire disparaître la Troisième République. Le même jour ils élisent une assemblée constituante qui doit rédiger la constitution d'une nouvelle république. Dans cette assemblée le parti communiste français (PCF) et le parti socialiste (SFIO) ont la majorité absolue.

En janvier 1946, le général de Gaulle, président du gouvernement provisoire (GPRF) démissionne, car il n'est pas d'accord avec la majorité de gauche de l'Assemblée. Cette majorité élabore un projet de constitution. Il n'y aurait qu'une seule assemblée et le président de la république n'aurait que peu de pouvoirs. Ce projet est rejeté par 53% des électeurs en mai 1946.

En juin 1946, une nouvelle assemblée est élue. On constate un recul de la gauche et un renforcement du Mouvement républicain populaire (MRP , parti centriste formé de chrétiens démocrates) et de la droite modérée. Un nouveau projet de constitution est élaboré. Il comprend une seconde assemblée et le président de la république a un rôle plus important. Il est accepté par 53 % des Français en octobre 1946. Il donne naissance à la Quatrième République.

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La vie politique jusqu'en 1954

En mai 1947, les ministres communistes sont exclus du gouvernement du fait du début de la Guerre froide et de l'application du plan Marshall. Les communistes et la Confédération syndicale CGT qu'ils contrôlent vont alors provoquer des grèves très dures et des manifestations très violentes en 1947-1948.

Vincent Auriol, premier président de la Quatrième République de 1947 à 1954

Les socialistes doivent donc former des majorités avec divers partis de centre-gauche (Parti radical) et le MRP. C'est ce qui va s'appeler la Troisième force. Ces partis sont divisés sur des points importants de la politique de la France (finances, politique économique, politique sociale). Par contre ils sont d'accord pour des alliances avec les États-Unis afin de s'opposer à l'URSS. Ils souhaitent construire une Europe unie économiquement voire même politiquement et sont pour une politique de fermeté dans les colonies où se développe l'agitation des nationalistes. De plus, ils sont soumis à des rivalités personnelles entre leurs dirigeants. Enfin les gaullistes, regroupés dans le Rassemblement du peuple français (RPF) fondé en avril 1947, sont des adversaires constants de la Quatrième République. De ce fait les gouvernement ne vivent que quelques mois : il y aura neuf gouvernements entre janvier 1947 et juillet 1951. Pour survivre on décide de ne rien décider, le champion de cet immobilisme est le radical Henri Queuille (trois fois président du conseil pendant la période).

En juin 1951, les élections législatives montre un glissement de l'électorat vers la Droite. La Gauche toujours dominée par le PCF (près de 27% des électeurs) réduit son influence du fait de l'effritement des socialistes SFIO (désormais soutenus par 14 % de l'électorat). La Droite modérée progresse (14%), surtout apparaît un nouveau parti le RPF gaulliste avec près de 22% des voix. Le MRP a perdu la moitié de son électorat (il totalise désormais 12%). Au centre, les Radicaux restent stables à environ 10%.

Après une tentative pour rétablir un gouvernement de la « Troisième Force », à partir de mars 1952, la Droite va diriger la France. Le gouvernement d'Antoine Pinay rassure les possesseurs de capitaux en leur accordant l'amnistie fiscale et leur propose de souscrire dans des conditions très avantageuses un emprunt d'État. Il met également en place une politique de rigueur budgétaire en taillant dans les dépenses sociales et combat vigoureusement les revendications et l'agitation des salariés.

La production agricole et industrielle ayant repris, la pénurie disparaît et Pinay arrive à stabiliser les prix. Cette politique sera poursuivie par Edgar Faure ministre des finances de 1953 à 1955. Cependant, la majorité est divisée sur la question de la Communauté européenne de Défense (CED). D'après ce projet, la France et ses partenaires étrangers, devraient opérer une intégration partielle de leurs forces armées. Cela reviendrait à abandonner une partie de sa souveraineté en matière militaire et diplomatique et à s'en remettre à une autorité européenne qui reste à créer. Se profile également la réintégration de l'Allemagne dans le dispositif militaire européen. Les communistes et les gaullistes sont hostiles à ce projet qui est soutenu par le MRP, parti très « européen ». Dans les autres partis politiques les militants et les sympathisants sont divisés entre des pro-CED et des anti-CED. Les gouvernements de Pinay (en décembre 1952) et de René Mayer (en mai 1953) seront renversés sur ce problème. Cette division de la majorité conduit à la difficile élection, au treizième tour de scrutin, du nouveau président de la République, René Coty, un modéré. En août 1954, l'Assemblée nationale rejette définitivement le projet de CED.

Dans les colonies, les gouvernements successifs engagent l'épreuve de force avec les nationalistes. Dans le protectorat de Tunisie, le gouvernement français affronte le mouvement d'Habib Bourguiba qui lutte pour l'indépendance et la création d'une république en remplacement de la monarchie du Bey. Dans le protectorat du Maroc, la France chasse du pouvoir le roi Mohammed V et le remplace par un dirigeant complaisant. En Indochine, l'armée française poursuit la guerre contre les nationalistes du Viêt-Minh dirigé par le communiste Hô Chi Minh. Mais les Français doivent capituler suite à la défaite de Diên Biên Phu le 7 mai 1954.

René Coty, élu président de la République de 1953 à 1959

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La tentative de redressement du gouvernement de Pierre Mendès-France

En juin 1954, Le radical Pierre Mendès-France parvient à constituer une majorité de gauche (communistes, socialistes SFIO, UDSR, radicaux, gaullistes républicains sociaux). Il forme un gouvernement (sans les communistes, ni les socialistes) qui propose de régler les problèmes coloniaux et de développer l'économie afin d'améliorer les conditions de vie des salariés.

Pierre Mendès-France, Président du Conseil de juin 1954 à février 1957

A l'occasion de la conférence tripartite de Genève (avec l'URSS, les États-Unis et la Chine), le 21 janvier 1954, il parvient à conclure les accords de Genève qui donnent l'indépendance aux quatre pays d'Indochine (Cambodge, Laos, Viêt Nam du nord et Viêt Nam du sud). Il reprend les négociations avec les nationalistes tunisiens et marocains en vue d'abolir le protectorat français sur ces pays. Cependant, le 1er novembre 1954 commence la Guerre d'Algérie. Tout en affirmant la nécessité de maintenir l'ordre dans les départements algériens Mendès-France envisage des réformes destinées à créer l'égalité civique entre les arabo-berbères et les colons d'origine européenne. Malgré lui, le projet de CED est définitivement « enterré » en août 1954. Cette politique extérieure lui vaut l'hostilité du MRP et de la Droite qui l'accusent d'être le « bradeur de l'Empire ».

Les conceptions dirigistes de Pierre Mendès-France en matière d'économie et sa volonté de réformes sociales lui valent l'hostilité des milieux d'affaires et des hommes politiques qui leur sont liés (y compris dans son propre parti). Le gouvernement tombe le 7 février 1955.

Le radical Edgar Faure forme alors un gouvernement s'appuyant sur une majorité de droite. L'indépendance est accordée à la Tunisie et au Maroc, mais l'armée d'Algérie est renforcée pour faire face à l'extension de la rébellion. Des contacts sont repris avec les différents gouvernements européens pour relancer l'union économique de l'Europe.

Cependant, le gouvernement doit faire face à l'agitation souvent violente des petits commerçants, des artisans et de certains agriculteurs. Leur situation financière et leur position sociale se dégradent face aux formes modernes de production et de commercialisation qui se mettent alors en place. Ce mécontentement, attisé par l'extrême-droite qui réapparaît ouvertement sur la scène politique, va donner lieu à un fort mouvement électoral antiparlementaire : le poujadisme (du nom de Pierre Poujade, son fondateur).

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L'échec du front républicain (1956-1957)

Les élections législatives du 2 janvier 1956 sont marquées par le succès de l'extrême-droite et du poujadisme (près de 13% des voix) et l'effondrement des gaullistes (moins de 4% des voix). Les socialistes SFIO en léger progrès (plus de 15% des voix) ont regroupé autour d'eux des électeurs radicaux et d'une partie de ceux de l'UDSR (plus de 11% des voix). Ils forment le « Front républicain » auquel sont rattachés une partie des gaullistes. Avec l'appui du PCF (près de 26% des voix et 150 députés) la Gauche est majoritaire dans l'Assemblée. Alors que la campagne s'était faite sur le thème du soutien ou du rejet du « mendésisme » (qui est le lien qui unit les différentes composantes du Front républicain), le président de la République désigne Guy Mollet, secrétaire général de la SFIO, pour être président du conseil des ministres.

Le Front républicain vote une série de mesures sociales : la troisième semaine de congés payés, la retraite pour les vieux travailleurs qui n'avaient pas cotisé en raison de l'absence d'un système organisé de retraite, la diminution des frais de santé grâce une réforme de la Sécurité sociale.

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Les négociations avec les partenaires européens de la France aboutissent le 25 mars 1957 à la signature du traité de Rome qui crée une union douanière, mise en place progressivement, entre les six pays signataires (la Belgique, la France, l'Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la République fédérale allemande) : la Communauté économique européenne (CEE) et l'Euratom pour la gestion de l'énergie atomique.

25 mars 1957 : signature du traité de Rome

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Edgar Faure et Guy mollet (1956)

La politique extérieure est rééquilibrée par un dégel des relations avec l'URSS dirigée par Nikita Khrouchtchev et de meilleures relations avec l'Inde de Jawaharlal Nehru et l' Égypte de Nasser, qui sont les leaders du camp « neutraliste ». Une loi-cadre votée en juin 1956, donne plus d'autonomie aux colonies françaises d'Afrique et permet la mise en place d'un personnel politique indigène (qui fournira les premiers dirigeants africains au moment de l'indépendance quelques années plus tard).

Par contre, la volonté de réformes en Algérie est annulée à la suite de la houleuse visite de Guy Mollet à Alger le 6 février 1956. L'opposition violente des colons à toutes réformes ne laisse que le seul recours à la solution militaire : le gouvernement pense que seule la victoire contre les rebelles du Front de Libération Nationale (FLN) devrait permettre des négociations plus faciles avec des nationalistes algériens modérés. En mars 1956 l'Assemblée nationale vote massivement les « pouvoirs spéciaux » qui permettent au gouvernement de diriger comme il l'entend la lutte en Algérie. Les opérations militaires conduites avec beaucoup de brutalité (par exemple pendant la bataille d'Alger pendant l'hiver 1957) renforcent les critiques d'une partie de la Gauche française qui souhaite négocier avec les rebelles dans le but d'aboutir à une paix rapide en Algérie. 

Guy Mollet préfère faire renverser le gouvernement en mai 1957.

C'est la fin du front républicain, car les socialistes refusent de faire parti des prochains gouvernements. Toute la politique est paralysée par la « question algérienne ».

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La fin de la Quatrième République

Le 13 mai 1958, alors qu'à Paris on forme le gouvernement centriste de Pierre Pflimlin, qui a pour idée de négocier avec les « rebelles algériens », les colons d'Alger manifestent et, avec la bienveillance des cadres militaires, provoquent une insurrection contre les représentants du gouvernement républicain. L'armée d'Algérie avec les généraux Salan et Massu prend le pouvoir et demande que le général de Gaulle, qui est partisan de l'Algérie française, revienne au pouvoir à Paris. Le gouvernement français ne peut compter ni sur l'armée ni sur la police qui sont gagnées aux idées des colons insurgés. 

Pour éviter la guerre civile, René Coty, le président de la République, le 1er juin 1958, nomme le général de Gaulle, président du conseil des ministres. Ce dernier forme un gouvernement représentant tous les partis politiques sauf les communistes et quelques personnalités comme François Mitterrand. Le 2 juin, il obtient les pleins pouvoirs grâce à un vote favorable de l'Assemblée Nationale. Le 3 juin de Gaulle obtient le droit de réviser la constitution de la Quatrième République.

En fait, de Gaulle, qui depuis 1946, est un adversaire continu de la Quatrième République, va proposer de fonder une nouvelle république. Le référendum sur la nouvelle constitution est approuvé massivement (80% de oui) le 28 septembre 1958.

La Quatrième République est alors remplacée par la Cinquième République.

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La Cinquième République

1958 - 20..

 

La république gaullienne...

(1958-1969)

Sous Georges Pompidou...

(1969-1974)

Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing...

(1974-1981)

L'alternance de François Mitterrand...

(1981-1995)

Les deux septennats de Jacques Chirac...

(1995-2002)

La présidence de Nicolas Sarkozy...

(2002-2012)

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La présidence de François Hollande

(2012-20...)

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La république gaullienne... (1958-1969)

 

Charles de Gaulle

Revenu au pouvoir en 1958, de Gaulle fonde la Cinquième République et dote la France d’institutions nouvelles auxquelles il donne d’emblée une lecture présidentielle : la fonction présidentielle et l'autorité du gouvernement sont renforcées.
  Le président de la République, chef de l'État et des armées, devient la clé de voûte des institutions.
  Le rôle de l'Assemblée nationale qui n'est plus permanente ni maîtresse de son ordre du jour, est redéfini de façon limitative. Elle doit partager l'initiative des lois avec le gouvernement. Confronté à une majorité réticente ou incertaine, le gouvernement peut recourir à l'article 49-3 par lequel un texte de loi est considéré comme étant approuvé sauf à s'y opposer par le vote d'une motion de censure.

De Gaulle mène à son terme la décolonisation : en Afrique noire, en créant en 1958 la Communauté française qui conduit à l’indépendance acquise en 1960 ; en Algérie , en mettant fin à la guerre et en acceptant de négocier avec le Front de libération nationale (FLN). L’indépendance de l'Algérie est finalement acquise en 1962.

De Gaulle inaugure une politique d’indépendance nationale dite « des mains libres » à l’égard des blocs, et la met en œuvre sur le plan financier, monétaire, militaire et diplomatique. Il rejette la domination américaine grâce à l'assainissement financier et la création du « nouveau franc ». Il encourage le développement d'une force de dissuasion nucléaire et provoque le retrait du commandement militaire intégré de l’OTAN.
  Il applique loyalement le traité de Rome, mais refuse une Europe supranationale en s’opposant à l’adhésion du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne (CEE) et privilégie l’axe franco-allemand (rencontre de Gaulle / Adenauer à Reims en 1962 et traité franco-allemand de 1963).
  Il inaugure une politique d’ouverture en direction des pays communistes et du tiers monde ( reconnaissance de la Chine populaire, voyages en U.R.S.S. et en Amérique latine).

Mais son action est contestée par de nombreuses personnes :
        - par les nostalgiques du régime d’assemblée (Mitterrand et Mendès-France);
        - par les partisans de l’Algérie française qui considèrent qu’il les a trahis ;
        - par les salariés confrontés au déclin des secteurs traditionnels ( grève des mineurs en 1963 ) ;
        - par l’opposition de gauche qui le met en ballottage aux élections présidentielles de 1965, menace sa majorité présidentielle aux élections législatives de 1967 et tente d’exploiter les évènements de mai 1968 pour se hisser au pouvoir ;
        - enfin, par sa propre majorité qui n’adhère pas vraiment au thème de la participation, et lui fait défaut lors du référendum sur la réforme régionale et du Sénat, qui entraîne sa démission en 1969.
  Le général de Gaulle se retire à Colombey-les-Deux-Églises où il meurt en 1970.

Mai 68 : grèves, manifestations et révoltes...

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Sous Georges Pompidou... (1969-1974)

Georges Pompidou est le deuxième président de la Cinquième République française, de 1969 à 1974.

Georges Pompidou

Georges Pompidou continue alors la politique gaulliste, mais se montre plus favorable que son prédécesseur à la construction européenne. Il accepte ainsi, en 1973, les adhésions du Royaume-Uni, de l'Irlande et du Danemark.

Il est partisan d'une très forte industrialisation du pays.

Sous sa présidence, les centristes, opposants sous de Gaulle, deviennent membres de la majorité présidentielle. Jacques Chaban-Delmas, Premier ministre de 1969 à juillet 1972, tente d'améliorer les relations avec les syndicats ouvriers et de mettre sur pieds une politique sociale contractuelle (création du SMIC).

La gauche française (parti communiste (PC), parti socialiste (PS) et Radicaux de gauche) étant en train de s'unir autour du Programme Commun de Gouvernement, Pompidou juge nécessaire de s'affirmer nettement à droite. Il renvoie Chaban-Delmas et le remplace par Pierre Messmer.

Très malade, il lutte courageusement, mais meurt en avril 1974.

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Le septennat de Valéry Giscard D'Estaing... (1974-1981)

En 1974, Valery Giscard d'Estaing se présente à l'élection présidentielle et l'emporte de justesse (moins de 400 000 voix d'avance) au second tour face au candidat socialiste François Mitterrand.

Au pouvoir, Giscard d'Estaing veut « décrisper » la société française en faisant appliquer toute une série de réformes telle que la majorité à 18 ans, la libéralisation de la contraception et le droit à l'avortement (IVG), mais aussi l'éclatement de l'Office de radio-télévision française en plusieurs sociétés indépendantes et le collège unique (réforme Haby) pour les enfants de 11 à 15 ans.

Mais, à partir de 1974, le premier choc pétrolier provoque la crise économique en France. Ses deux premiers ministres Jacques Chirac (1974-1976) et Raymond Barre (1976-1981) ne parviennent pas à empêcher la hausse des prix et du chômage.

À partir de 1976, il doit faire face à l'opposition de plus en plus marquée de Jacques Chirac, qui se présente contre lui en 1981.

Il est battu à l'élection présidentielle de 1981 par François Mitterrand.

Valéry Giscard d'Estaing

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L'alternance de François Mitterrand... (1981-1995)

François Mitterrand

Sous la Quatrième République, François Mitterrand est député et onze fois ministre.

Il se présente à l'élection présidentielle de 1965 et parvient à rassembler 45% des voix, mais est battu par le général de Gaulle.

En 1971, il prend la tête du nouveau Parti socialiste, se rapproche des autres partis de gauche, perd l'élection présidentielle de 1974, mais remporte finalement celle de 1981. Il devient ainsi le premier président de la Cinquième République à être de gauche.

Il est par la suite réélu en 1988. Parmi les réformes votées au cours de ses deux septennats, on retiendra l'abolition de la peine de mort en 1981, la mise en place des 39 heures de travail, la retraite à 60 ans ou la cinquième semaine de congés payés.

François Mitterrand meurt en 1996, huit mois après la fin de son mandat.

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Les deux septennats de Jacques Chirac... (1995-2007)

Élu président de la République, Jacques Chirac nomme Premier ministre Alain Juppé, un de ses plus proches collaborateurs à la mairie de Paris.

Pour réussir le passage à l'Euro en janvier 2002, Juppé décide de lutter contre le déficit budgétaire de l'État et la dette publique. Il augmente les cotisations sociales, gèle les traitements des fonctionnaires et tente de réformer le système de retraite des fonctionnaires et des salariés des entreprises publiques (SNCF, RATP). Un grand mouvement de grève en novembre 1995 l'en empêche.

Alain Juppé propose la dissolution de l'Assemblée nationale, où pourtant il dispose d'une écrasante majorité (mais il voulait surprendre par là la gauche en anticipant les élections). La gauche gagne les élections. Jacques Chirac doit nommer Premier ministre Lionel Jospin (socialiste et chef de la gauche plurielle). C'est la troisième cohabitation.

Pendant cette cohabitation, Jacques Chirac accepte la continuation de la construction européenne et le réduction du mandat présidentiel de 7 à 5 ans (le quinquennat).

Jacques Chirac aux élections présidentielles de mai 2002, n'obtient au premier tour que 19,8 % des voix, le plus faible score de la cinquième république pour un candidat arrivé en tête au 1er tour (ce qui s'explique par la présence de 16 candidats). Mais comme il affronte au second tour le chef de l'extrême-droite Jean-Marie Le Pen, la gauche appelle à voter Chirac. Jacques Chirac est réélu président de la République avec 82,21% des voix !

Jacques Chirac

Aux élections législatives de juin 2002, l'UMP obtient la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Jacques Chirac nomme Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Celui-ci applique le programme de Chirac : réduction d'impôts, politique sécuritaire, réforme des retraites des fonctionnaires.

À la suite des attentats du 11 septembre 2001 à New York, et de la volonté américaine de faire la guerre à l'Irak, Jacques Chirac refuse l'appui de la France à l'offensive anglo-américaine. Néanmoins le gouvernement Raffarin est très impopulaire. La droite perd les élections régionales de 2005, et surtout en mai 2005, le référendum sur la Constitution européenne (proposé par Chirac) est rejeté par près de 55% des Français.

Jacques Chirac nomme Premier ministre Dominique de Villepin (et comme ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy).

En novembre 2005, il y a des émeutes dans la banlieue parisienne à la suite de la mort de 2 jeunes de Clichy-sous-Bois, poursuivis par la police.

Les tentatives du gouvernement pour réformer le marché du travail - le Contrat Nouvelle Embauche (CNE) et surtout le Contrat Première Embauche (CPE) - provoquent des grèves lycéennes et étudiantes prolongées (printemps 2005).

Nicolas Sarkozy se pose en rival et successeur de Jacques Chirac. Celui-ci affaibli par un accident de santé (septembre 2005), puis par la condamnation en justice de ses anciens collaborateurs dans le scandale des emplois fictifs de la mairie de Paris, annonce qu'il ne se  représentera pas à l'élection présidentielle de mai 2007.

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La présidence de Nicolas Sarkozy... (2007-2012)

Alors qu'il est président de l'UMP, Nicolas Sarkozy remporte l'élection présidentielle de 2007 avec 53,06 % des voix au second tour, face à Ségolène Royal (PS).

Nicolas Sarkozy

Il prend ses fonctions de 23ème président de la République française le 16 mai2007.

Le nouveau président de la République française est élu pour un mandat de cinq ans (2007-2012). Il nomme le 17 mai François Fillon au poste de Premier ministre, reconduit dans sa fonction le 18 juin suivant afin de recomposer un gouvernement marqué par le remplacement de son seul ministre d'État, Alain Juppé, battu aux élections législatives de juin.

Nicolas Sarkozy se concentre, dès le début de son mandat, sur la politique étrangère, étant invité par Angela Merkel à Berlin le soir qui suit son entrée en fonction, dans le cadre de l'Union européenne ; il propose à ses partenaires la signature d'un « traité simplifié », qui est adopté le 23 juin, en compensation du « non » français au traité constitutionnel ; autre compensation avec le refus de l'adhésion de la Turquie à l'UE, le président de la République préconise une « Union méditerranéenne » dans laquelle ce pays serait compris. Mais aussi lorsqu'il envoie son ex-épouse en Libye, pour négocier avec Mouammar Kadhafi la libération des infirmières bulgares : ces dernières sont rapatriées le 24 juillet.

Le 4 octobre 2008 est célébré le cinquantième anniversaire de la Vème République, instituée par le général Charles de Gaulle en 1958, devenant ainsi le deuxième régime le plus long de l'histoire de France depuis 1789. La Troisième République étant le premier avec 70 ans d'existence.

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La présidence de François Hollande (2012-20...)

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Euhhh... ???!!!...

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Et quelques activités pour finir !...

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Dates

Quelques dates...

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Le règne des rois...

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Puzzle

Reconstitue l'image ci-dessous :

1998 - la France est championne du monde de football

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Vrai ou faux ?

Coche les bonnes cases :

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QCM

Un petit questionnaire pour finir !...

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Un petit test pour finir ?...

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La première Guerre Mondiale

La seconde Guerre Mondiale

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