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La Deuxième Guerre mondiale

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En 1939 l'Europe domine largement le monde et ses colonies s'étendent sur toute l'Afrique et la majeure partie de l'Asie. Mais l’Europe est fortement divisée : les démocraties s’opposent aux trois régimes totalitaires (l'Allemagne, la Russie et l'Italie ). Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne. Le 3 septembre la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne : c'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

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Chronologie

La campagne de France

1940

La domination des fascismes

1940 - 1941

Les premiers revers

1942 - 1943

La victoire des Alliés

1944 - 1945

Des activités

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CHRONOLOGIE

La Seconde Guerre mondiale

(1939 - 1945)

Les causes de la Guerre

1919 28 juin : fin de la 1ère Guerre Mondiale - Traité de Versailles
1936 - 1939 Guerre civile en Espagne (Républicains contre Franquistes)
1936 1er novembre : axe Rome/Berlin - Alliance entre Mussolini et Hitler
1938

13 au 15 mars : annexion de l'Autriche par Hitler (Anschluss)

30 septembre : accords de Munich (l'Europe cède face à Hitler)

1939

21 mai : signature du "Pacte d'Acier" entre l'Italie et l'Allemagne

Août : pacte germano-soviétique de non-agression

La Guerre

1939

1er septembre : invasion de la Pologne par l'Allemagne - Début de la guerre

3 septembre : déclaration de guerre de la France et l'Angleterre à l'Allemagne

1940

10 mai : invasion des Pays-Bas, de la Belgique et du Luxembourg par l'Allemagne

Mai-juin : défaite de la France

18 juin : Appel du général de Gaulle depuis Londres

22 juin : armistice franco-allemand

10 juillet : le maréchal Pétain reçoit les pleins pouvoirs - Début du gouvernement de Vichy

27 septembre : signature du pacte tripartite (Allemagne, Italie, Japon)

24 octobre : rencontre entre Pétain et Hitler à Montoire

1941

22 juin : attaque allemande en U.R.S.S.

7 décembre : attaque japonaise sur Pearl Harbor - Entrée en guerre des États-Unis

1942

30 mai : 1 000 bombardiers anglais attaquent Cologne

8 novembre : débarquement allié en Afrique du Nord - Invasion de la zone libre en France

1942-1943 Hiver : bataille de Stalingrad
1943

10 juillet : débarquement des Alliés en Sicile

8 septembre : l'Italie signe l'Armistice

13 octobre : l'Italie déclare la guerre à l'Allemagne !...

1944

6 juin : débarquement des Alliés en Normandie

10 juin : massacre d'Oradour-sur-Glane

15 août : débarquement des Alliés en Provence

25 août : libération de Paris

1er octobre : les armées alliées atteignent la frontière allemande de Belgique et de Hollande

23 novembre : libération de Strasbourg par la 2ème division blindée du général Leclerc

1945

27 janvier : libération du camp de concentration d'Auschwitz

4 au 11 février : conférence de Yalta

30 avril : Hitler se suicide dans son bunker de Berlin

8 mai : capitulation allemande

26 juin : signature de la Charte des Nations Unies à San Francisco

6 août : bombardement atomique sur Hiroshima

9 août : bombardement atomique sur Nagasaki

2 septembre : capitulation du Japon

L'après Guerre

1945-1946

20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 : Procès de Nuremberg

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La campagne de France
1940

Les divisions de l'Europe à la veille de la seconde guerre mondiale

 

Après la déclaration de guerre, le 1er septembre 1939, les Français et les Anglais restent massés sur la frontière franco-allemande, à l’abri derrière la ligne Maginot, une longue suite de fortifications en principe infranchissables.

Pendant ce temps, Adolf Hitler conquiert la Pologne en quelques jours. Alors que les Français sont sur la défensive, l’Allemagne intensifie son armement et, après huit mois de « drôle de guerre », Hitler attaque où on ne l’attend pas : en Belgique et aux Pays-Bas.

Sans s’occuper de la ligne Maginot, les soldats allemands franchissent la Meuse le 13 mai 1940 et, en quelques jours, ils font 2 millions de prisonniers français grâce à leurs divisions blindées rapides et efficaces. La Wehrmacht applique sa stratégie de « guerre éclair » (blitzkrieg) et avance à vive allure. L’armée française se trouve séparée de l’armée anglaise qui est acculée à la mer et parvient à rembarquer la plupart de ses troupes à Dunkerque, au prix de nombreuses pertes et en abandonnant la totalité de son matériel.  Le 4 juin les troupes allemandes foncent sur Paris, provoquant l’exode de 8 millions de civils sur les routes. Le 14 juin, ils sont à Paris. Le gouvernement, qui s’est replié à Bordeaux, confie au maréchal Pétain, la charge de signer l’armistice.

Les fortifications de la ligne Maginot

A Londres où il s’est réfugié, le général de Gaulle lance un appel au Français pour qu’ils continuent le combat.

L’armistice est néanmoins signé le 22 juin à Rethondes en présence d’Hitler qui efface ainsi, symboliquement le traité de Versailles qu’il n’a jamais accepté.

Mise en place du gouvernement de Vichy

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La France occupée

Le 10 juillet, une écrasante majorité (députés et sénateurs) accorde les pleins pouvoirs à Pétain. C’est la fin de la IIIème République et le début de l’État français qui va siéger à Vichy et adopter la devise : « Travail, Famille, Patrie ».

La France est alors divisée en deux de part et d’autre de la ligne de démarcation : au nord, la France occupée par l’armée allemande, et au sud, la France libre, non occupée.

En octobre 1940, Pétain rencontre Hitler à Montoire et il annonce une collaboration entre la France et l’Allemagne, alors qu’Hitler ne considère notre pays que comme le « jardin potager de l’Europe nouvelle » et qu’il ne pense qu’à piller les richesses de notre patrimoine artistique et de nos usines.

 

La France est coupée en deux...

 

Le maréchal Philippe Pétain

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Il y a désormais deux France. En zone libre, le maréchal Pétain fait l’objet d’un véritable culte de la personnalité : timbres, monnaie, calendriers, almanachs à son effigie sont partout, un hymne est même créé pour lui. Les gouvernements de Laval et de ses successeurs adoptent les idées d’Hitler : les Juifs français sont soumis à un régime spécial, les Juifs étrangers internés dans des camps  pour être livrés aux nazis.

En zone occupée une large majorité vénère également le maréchal à qui on doit la fin de la guerre et, on l’espèrera toujours en vain, le retour des soldats prisonniers en Allemagne. Une minorité refuse l’armistice et la collaboration : les uns cherchent à rejoindre la France libre de de Gaulle, les autres manifestent leur hostilité à l’occupant allemand : tracts, renseignements transmis à Londres, premiers actes de sabotage. Mais rien n’est organisé et les premiers résistants tombent souvent aux mains de la Gestapo allemande ou de la police de Vichy.

18 juin 1940 : l'appel du général de Gaulle

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La domination des fascismes

1940 - 1941

Les succès fascistes

  Hitler se heurte à une âpre résistance de l’Angleterre qu’il voudrait envahir (bataille aérienne de juillet 1940 à mai 1941) et il renonce, en 1941 à cette invasion pour se tourner vers d’autres victimes.

En même temps que la France, il a envahi la Norvège qui possède d’importantes mines de fer.

Les armées allemandes défilent dans toute l'Europe...

En septembre, l’Allemagne signe un pacte tripartite qui la lie avec l’Italie et le Japon. La Roumanie, la Bulgarie et la Hongrie les rejoignent ensuite.

L’Italie attaque la Grèce et la Somalie britannique. Le Japon s’empare du nord de l’Indochine française.

C’est alors que, le 22 juin 1941, rompant le pacte germano-soviétique, Hitler envahit l’U.R.S.S. et, en moins de deux mois, il arrive à Smolensk et Leningrad puis il menace Moscou à la fin 1941.

Mais l’Allemagne se disperse sur d’autres fronts : dans les Balkans, elle vient remplacer l’Italie et entre en Grèce et en Yougoslavie.

En Afrique, Rommel relaie également les Italiens qui luttent contre les Britanniques en Somalie et en Abyssinie.

A la fin de l’année 1941, la domination des puissances fascistes est totale.

A cela il faut ajouter les attaques des Japonais, alliés des Allemands, dans le Pacifique. Ils coulent sans préavis de guerre, la flotte américaine basée à Pearl Harbor, Le 7 décembre 1941.

7 décembre 1941 : les Japonais attaquent par surprise la base américaine de Pearl Harbor

Les États-Unis entrent alors en guerre dans un conflit devenu mondial.

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Les premiers revers

1942 - 1943

L’occupation et la résistance

Des chars anglais en Afrique du Nord

A la fin de 1942, les États-Unis sont complètement impliqués dans la guerre et, en novembre, les Anglo-américains débarquent en Afrique du nord. Aussitôt les Allemands occupent la zone libre. La flotte française se saborde à Toulon pour ne pas être utilisée par les Allemands.

La collaboration redouble et un corps spécial, la milice, seconde l’occupant dans sa chasse aux Juifs et aux résistants.

La majorité des Français a pour principal souci la recherche d’une nourriture que les Allemands se réservent, des tickets de rationnement sont instaurés, limitant les droits aux principales denrées. C’est en même temps, le règne du marché noir, organisé par certains qui se débrouillent pour obtenir des produits de première nécessité et les revendre à prix d’or.

 

Devant les réquisitions de l’ennemi, en nourriture d’abord, en hommes ensuite (S.T.O. : Service du Travail Obligatoire qui veut envoyer les jeunes travailleurs dans les usines allemandes), la résistance progresse. Ses rangs se gonflent des réfractaires au S.T.O. .

Désorganisés au départ, les divers mouvements qui se sont créés spontanément sont regroupés. A l’instigation du général de Gaulle, Jean Moulin fonde, en mai 1943, le C.N.R. (Conseil National de la Résistance).

Arrêté, peu après, il est torturé et exécuté à Lyon en juin 1943. De nombreux résistants subissent un sort identique pour s’être fait capturer par les SS allemands ou la milice.

A Alger, de Gaulle installe son gouvernement provisoire dont l’autorité est reconnue par tous les Alliés et par l’ensemble des organisations de la résistance.

Les revers des fascistes

 En 1943, les Allemands connaissent leurs premiers revers en Russie, Leningrad est dégagée et, à Stalingrad, après plusieurs mois de combats de rue acharnés, les troupes allemandes se rendent.

Dans le Pacifique, les Américains passent à l’offensive et reconquièrent Guadalcanal.

 En Europe les partisans de Tito résistent en Yougoslavie et les Alliés débarquent en Sicile, puis en Italie du sud. Mussolini est démis de ses fonctions et les Italiens capitulent. Les Allemands tentent alors d’empêcher les Alliés de remonter l’Italie. De dures batailles, auxquelles participent des troupes françaises, les contraignent à reculer lentement.

 En Afrique, les Alliés ont pris Tunis et Rommel subit de durs revers. A la fin de 1943, l’URSS est en grande partie libérée, et l’Allemagne est écrasée par les bombardements quotidiens des avions anglo-américains basés en Grande-Bretagne.

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La victoire des Alliés

1944 - 1945

Les succès alliés de 1944

 En Italie, la victoire du mont Cassin en mai permet aux Alliés de remonter vers l'Allemagne.

Les Soviétiques de Staline réclament l’ouverture d’un front à l’ouest, et les anglo-Américains préparent un débarquement. Les Allemands ont groupé leurs forces dans le Pas-de-Calais, mais c’est finalement en Normandie que les Alliés débarquent le 6 juin 1944.

6 juin 1944 : les Alliés débarquent en Normandie

  Les Allemands tiennent mais, grâce à l’action des résistants, les troupes de renfort ont du mal à parvenir sur le théâtre des opérations. La prise de Cherbourg le 29 juin, qui dura 23 jours, donne aux Alliés un grand port pour débarquer troupes et matériels et partir vers la libération de la France.

Le 15 août, les Alliés débarquent en Provence et prennent l’occupant dans un étau ; Paris est libéré le 25 août et les Allemands se replient sur leur frontière en commettant de sanglantes exactions : pendaison de Tulle, massacre d’Oradour-sur-Glane.

Finissant la libération de leur territoire, les forces soviétiques entrent en Pologne, en Roumanie, en Bulgarie et, en décembre arrivent aux frontières de l’Allemagne.

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La fin de la Seconde Guerre mondiale

Fin 1944, la France est presque entièrement libérée ; Leclerc et sa 2ème Division Blindée ont pris Strasbourg en novembre. Les crimes et la collaboration avec les Allemands font l’objet de représailles, et de Gaulle met en place des cours de justice qui doivent statuer, avec la plus grande objectivité, sur le cas des collaborateurs et des miliciens.

En 1945, les troupes soviétiques libèrent Auschwitz et découvrent l’horreur des camps de concentration. Les premiers témoignages des atrocités nazies arrivent aux oreilles et aux yeux du monde entier.

 

 

La libération des camps de concentration révèle les atrocités commises par les Nazis

 L’Allemagne résiste encore, malgré les bombardements incessants qui détruisent toutes ses villes, y compris Berlin.

En mars, les Alliés ont franchi le Rhin et ne rencontrent plus guère de résistance.

 En avril, l’Italie et l’Autriche sont conquises et, le 2 mai, les Russes entrent à Berlin.

Après le suicide d’Hitler, qui suit de quelques jours l’exécution de Mussolini, les Allemands signent l’armistice, le 8 mai 1945.

 Dans le Pacifique, la guerre continue, la résistance du Japon est telle que les Américains se résolvent à utiliser sur Hiroshima et Nagasaki une arme nouvelle et terrifiante : la bombe atomique… Plus de 200 000 victimes civiles contraignirent le Japon à la capitulation.

2 mai 1945 : les Russes sont à Berlin

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Et quelques activités pour finir !

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Puzzle

Reconstitue l'image ci-dessous :

Le débarquement - 6 juin 1944

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QCM

Un petit questionnaire pour finir !...

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